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MM. l'abbé AUGUSTIN, curé de la ville de Cosne (Nièvre). DE BUZONNIÈRE, membre de l'Institut des provinces, à Orléans.

DE LA TREMBLAYE, membre de plusieurs Sociétés savantes, au Blanc (Indre).

Cte. de MAUSABRÉ, à Buzançais (Indre).

E. BUSSIÈRES, architecte, à Bourges.

PETERS, secrétaire de la Société archéologique de
Tournai.

MARECHAL, ingénieur des ponts-et-chaussées à
Bourges.

BERRY, conseiller à la Cour d'appel de Bourges.
CHARON, curé de St.-Marcel, près d'Argenton-
Château (Indre).

THIOLLET, ingénieur, membre de plusieurs acadé-
mies, à Paris.

DE BENGY DE PUYVALLÉE fils, de Bourges.

MELCHIOR DE VOGUE, de Cosne.

L'abbé RAYMOND, curé de l'église Notre-Dame de
Bourges.

L'abbé LE NOIR, curé de Fongombault (Indre).

BLIN, payeur du département du Cher.

Le commandant STEINGEL, membre de plusieurs

académies, à Paris.

HERPIN, de Metz, membre de l'Institut.

BOUDENT, curé de Chantelle (Allier).

MIGUÉ, de Châteauroux, éditeur de la Description des monuments de l'Indre.

MM. les grands-vicaires du diocèse de Bourges, plusieurs autres ecclésiastiques et des magistrats dont les noms n'ont pas été transmis au bureau, occupent les places qui leur ont été destinées; un public choisi remplit les autres parties de la salle.

Sur le mur qui fait face au bureau est tendue la carte de Peutinger dont M. de Caumont a réuni les différents morceaux, de manière à présenter l'ensemble du monde connu des Romains.

Au-dessus on remarque une riche collection de beaux dessins et de plans par M. Thiollet, représentant les fragments de sculptures gallo-romaines découvertes à Sens, où la Société française a siégé en 1847, et où elle a fait pratiquer, à ses frais, des fouilles qui ont produit des résultats importants. L'exposition de dessins faite par M. Thiollet, dans le but de faire connaître ces résultats, a donc beaucoup d'à-propos et d'intérêt.

M. de Caumont, après avoir déclaré la session ouverte, prononce une allocution dans laquelle il fait connaître les travaux de la Société depuis l'année dernière. Si le Congrès archéologique n'a pu tenir de session en 1848, par suite des préoccupations politiques, les séances administratives de la Société française n'en ont été que plus fréquentes; de nombreux procès-verbaux en font foi, des allocations ont été faites comme par le passé, et le Bulletin monumental, journal de la Société, a paru avec une régularité que rien n'a pu interrompre.

M. de Caumont termine en déposant sur le bureau une brochure intitulée : Séances générales de la Société en 1848, à laquelle est annexé le rapport annuel de M. le trésorier Gaugain, sur l'état financier de la Société, et la liste générale des membres.

Plusieurs lettres sont ensuite communiquées à l'assemblée. M. le Vte. DE CUSSY est toujours retenu à Bayeux par suite d'une chute, et ne pourra se rendre à la réunion. MM. DE LA SAUSSAYE et DE BOUVILLE regrettent de ne pouvoir quitter Blois pour se rendre à la réunion de la Société française. Des excuses sont présentées également par

MM. BOUET, de Caen; Ch. DROUET, du Mans; Victor PETIT, de Paris; LALLIER, de Sens; COMMARMOND, de Lyon; DE FONTENAY, d'Autun; R. BOKDEAUX, d'Evreux; DE ST.GERMAIN, inspecteur des monuments de l'Eure.

M. l'abbé Auger, chanoine honoraire de Beauvais et de Bayeux, exprime le regret qu'il éprouve de ne pouvoir participer aux travaux du Congrès et se plaint, avec raison, du peu d'égards qu'ont certains architectes de la capitale pour des monuments qui font la gloire de la France. Il voudrait que les membres de la Société française se réunissent plus souvent à Paris pour arrêter un semblable vandalisme ou au moins pour protester.

M. de Crazannes, inspecteur-divisionnaire des monuments historiques, regrette aussi que sa santé ne lui permette pas d'assister au Congrès; il désire qu'on ajoute au programme un nouvel article ainsi conçu : « Rechercher de nouveau et « déterminer avec les ressources que l'histoire nous offre, «<les affinités de patrie et d'origine communes existant entre « les Bituriges cubi et les Bituriges vivisci, lequel des deux peuples prit part aux grandes expéditions militaires men<«<tionnées par les historiens de l'antiquité. L'un des deux peuples était-il un essaim, un démembrement, une co«<lonie de l'autre, etc.

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Le bureau consulté se rend au désir de M. de Crazannes et consent à ajouter au programme cette nouvelle question.

Enfin une lettre de M. Parcker d'Oxford, présente des observations judicieuses et d'un haut interêt sur le synchronisme architectural qui existe entre les monuments français et les monuments anglais, et sur les modifications qui ont existé à une même époque dans les deux contrées. Cette lettre et les questions qui s'y rattachent ont paru d'une assez grande importance pour être étudiées par une commission spéciale chargée de faire un rapport en assemblée générale.

Ont été nommés membres de cette commission :
MM. l'abbé AUBER, de Poitiers.

DURAND, architecte du dépt. de l'Allier.
L'abbé CROSNIER, de la Nièvre.

DE GIRARDOT, de Bourges.

PETERS, de Tournay.

LE MAISTRE D'ANSTAING, de Tournay.

M. de Caumont prie le secrétaire-général de lire les questions du programme concernant l'archéologie, afin d'inscrire les membres qui désirent traiter ces questions ou de vive voix ou dans des mémoires, ce qui est fait immédiatement.

M. de Caumont fixe l'attention du Congrès sur les questions formulées ainsi qu'il suit :

XIX. Le réseau des voies romaines qui partaient de Bourges a-t-il été suffisamment étudié ?

XX. La direction de ces voies est-elle bien connue dans toutes les localités intermédiaires ?

XXI. La carte antique a-t-elle été tracée sur une grande échelle ?

XXII. Quelles sont les localités antiques non mentionnées dans les itinéraires et qui ont été reconnues dans le département du Cher?

M. de Vogué demande la parole pour donner communication de fouilles qui s'exécutent maintenant dans sa propriété du Pezeau, située en face de Cosne, sur la rive gauche de la Loire. L'honorable membre dépose sur le bureau un plan indiquant les parties de murailles antiques qui ont été découvertes; d'après les éclaircissements qu'il présente et les détails qu'il donne sur les briques à rebord, les poteries rouges et noires, les couches de ciment dont ces briques étaient revêtues, les médailles qu'on y a trouvées, il est facile de conclure que ces débris étaient gallo-romains et faisaient partie de bains qui annonçaient un établissement assez considérable.

M. de Vogué fait observer que ces constructions étaient appuyées sur un sable analogue à celui que roule la Loire, ce qui porte à penser qu'elle y aurait eu antérieurement son cours. On a aussi trouvé au milieu de ces ruines et presqu'à fleur de terre des cadavres ; mais leur direction vers l'Orient, leurs bras croisés sur le ventre rappellent les usages chrétiens et, tout en reconnaissant l'antiquité de ces cadavres, on ne peut cependant rattacher leur histoire à celle des ruines susmentionnées.

M. Berry, conseiller à la Cour d'appel de Bourges, demande la parole et s'exprime en ces termes :

La découverte récente, dit-il, dont vient de parler M. de Vogué, d'une habitation romaine au Pezeau, pourrait jusqu'à un certain point se lier avec un fait que j'ai été à même de reconnaître, alors que j'étais Procureur du Roi à San

cerre.

Entre cette dernière ville et le village de St.-Thibault, se trouve une habitation dite la Folie, qui paraît construite sur l'emplacement que devait occuper une station romaine, probablement le Castrum Gordianum. En effet, des fouilles. peu profondes faites en cet endroit ont fait découvrir une grande quantité de fragments assez considérables de tuiles de fabrication romaine, ayant un rebord de 4 à 5 centimètres. De cet emplacement au gisement indiqué par M. de Vogué, il n'y a guère que deux lieues. Il se pourrait donc que l'habitation récemment découverte au Pezeau, eût été construite alors que les légions romaines stationnaient à Château-Gordien ou Castrum Gordianum, et qu'elle eût servi soit de maison de plaisance au commandant de cette station ou même eût été un poste avancé au bord de la Loire, vis-à-vis Cosne. La résidence prolongée du détachement aurait pu devenir pour le commandant de ce poste l'occasion de s'y donner le confor

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