Les Provinciales: ou Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis et aux RR.PP. Jésuites sur le sujet de la morale et de la politique de ces pères

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Charpentier, 1858 - 444 pages
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Essas cartas foram uma resposta aos jesuitas que haviam condenado antoine arnauld, lider jansenista, por heresia.
 

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Page 87 - Mais ils n'ont pas aussi pout unique but celui de les réformer : ce serait une mauvaise politique. Voici quelle est leur pensée : ils ont assez bonne opinion d'eux-mêmes, pour croire qu'il est utile, et comme nécessaire au bien de la religion, que leur crédit s'étende partout, et qu'ils gouvernent toutes les consciences. Et parce que les maximes évangéliques et sévères sont propres pour gouverner quelques sortes de personnes, ils s'en servent dans les occasions où elles leur sont favorables.
Page 8 - Les semi-pélagiens admettaient la nécessité d'une grâce prévenante pour toutes les bonnes œuvres, même pour le commencement de la foi ; mais ils étaient hérétiques en ce qu'ils pensaient que la volonté de l'homme pouvait s'y soumettre ou y résister. 5» « C'est une erreur semi-pélagienne de dire que Jésus-Christ est mort et a répandu son sang pour tous les hommes.
Page 198 - En vérité, mes pères, il ya bien de la différence entre rire de la religion, et rire de ceux qui la profanent par leurs opinions extravagantes. Ce serait une impiété de manquer de respect pour les vérités que l'esprit de Dieu a révélées : mais ce serait une autre impiété de manquer de mépris pour les faussetés que l'esprit de l'homme leur oppose.
Page 31 - MONSIEUR, Nous étions bien abusés. Je ne suis détrompé que d'hier. Jusque-là j'ai pensé que le sujet des disputes de Sorbonne était bien important, et d'une extrême conséquence pour la religion. Tant d'assemblées d'une compagnie aussi célèbre qu'est la Faculté* de...
Page 25 - Pouvait-on donner les sacrements à un homme qui aurait signé le formulaire en croyant dans le fond de son cœur que le pape et même l'Église peuvent se tromper sur les faits ? » Quarante doâeurs signèrent qu'on pouvait donner l'absolution à un tel homme.
Page 33 - Mais, si je ne craignais aussi d'être téméraire, je crois que je suivrais l'avis de la plupart des gens que je vois, qui, ayant cru jusqu'ici, sur la foi publique, que ces propositions sont dans Jansénius, commencent à se défier du contraire, par le refus bizarre qu'on fait de les montrer, qui est tel, que je n'ai encore vu personne qui m'ait dit les y avoir vues.
Page 234 - C'est une étrange et longue guerre que celle où la violence essaie d'opprimer la vérité. Tous les efforts de la violence ne peuvent affaiblir la vérité, et ne servent qu'à la relever davantage. Toutes les lumières de la vérité ne peuvent rien pour arrêter la violence, et ne font que l'irriter encore plus. Quand la force combat la force, la plus puissante...
Page 377 - Ce fut aussi en vain que vous obtîntes contre Galilée un décret de Rome, qui condamnait son opinion touchant le mouvement de la terre. Ce ne sera pas cela qui prouvera qu'elle demeure en repos ; et, si l'on avait des observations constantes qui prouvassent que c'est elle qui tourne, tous les hommes ensemble ne l'empêcheraient pas de tourner, et ne s'empêcheraient pas de tourner aussi avec elle.
Page 168 - C'est à quoi sert admirablement notre doctrine des équivoques , par laquelle « il est permis d'user de termes « ambigus , en les faisant entendre en un autre sens « qu'on ne les entend soi-même,
Page 14 - Pierre, à qui la grâce, sans laquelle on ne peut rien, a manqué dans « une occasion où l'on ne peut pas dire qu'il n'ait point péché, est « devenue tout d'un coup l'hérésie de Calvin, si nous en croyons les

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