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29.

prés, une quantité déterminée par les arbitres et délimitées par des bornes, ce qu'il avait entre la grange qui s'appelle Bellimontis, et le chemin public jusqu'à Wadivière. Il ajoute encore ce qu'il avait de bois depuis la terre de Sainte-Marie jusqu'à Wadivière, et depuis le territoire de Rotunchamp jusqu'au chemin public. Et de plus il fit la paix pour la plainte qu'il avait soulevée pour les prés de Vroz et de Rancourt, et a promis sous serment de garantir la maison contre les effets de cette calomnie (Barthélemy, no 29).

1292. Discors entre Ancel de Garlande, seigneur de Poussesse, son oncle, et les hommes religieux et oblats de Monthiers, sur divers points et questions anciennes. Anceau prétendait avoir la garde et seigneurie sur l'abbaye et ses dépendances ce qui était nié par l'abbé et les religieux.

Il avait fait rompre l'étang qui est en arrière de Possesse, appelé Reuvrat; les moines demandent à ce que ledit étang soit remis en son état primitif; ce seigneur allègue de son droit de le rompre et de le laisser rompu pour toujours.

Le couvent réclame de rechef le passage sur le pont de Wadivière, ce qui leur est nié par le seigneur. .

Le couvent réclame l'usage au bois de Souhel pour bâtir, édifier et réparer. Le seigneur prétend que le droit est prescrit, pour défaut d'usage, depuis longtemps.

Les moines réclament, annuellement, 40 sols de revenu, qui leur avait été donné autrefois par quelques sires et dames de Possesse pour le luminaire du grand autel de l'église du couvent, selon une charte qu'ils en ont.

L'abbé réclame de nouveau 2 muids annuels de froment à prendre sur les moulins de Possesse, suivant une charte qu'ils en ont.

De rechef l'abbé et le couvent réclament la mise en eau de l'étang de Reuvrat, pour pouvoir y pêcher et faire pêcher perpétuellement et paisiblement selon la teneur du titre qu'ils en ont.

« Sachent tous que nous Anceau, écuyer, seigneur de Possesse, et Ida sa femme, persuadés par le conseil de bonnes gens, renonçons à la garde que nous réclamions sur le couvent; qu'à l'hiver prochain de la Saint-Martin nous mettrons en eau l'étang Ruvart (ou Curard) pour que le couvent puisse y pêcher sans fraude suivant la Charte, nous réservons le droit de pouvoir rompre suivant la coutume de Champagne, le dit étang de trois ans en trois ans ; et ne pourront pêcher avant six semaines pour laisser reprendre ladite coupure et ne pourront faire pêcher par d'autres, et pourront pêcher deux jours par semaine, un jour dans chaque étang.

« Le couvent abandonne son droit sur le bois de Souhel; il recevra en chief d'octembre chacun an au moulins de Possesse, deux muids de froment en paix et sans fraude.

« Et quitte le seigneur 40 sols de rente qui leur avait été donnés.

« L'abbé devra donner de tout cela, au seigneur, et sa femme, lettres quittances scellées de son sceau, et approuvées

par la cour de Châlons, par le prévot de Vitry et le roi de France.

« De rechef quittent au seigneur-écuyer et aux exécuteurs testamentaires de son père le chevalier, toutes actions quelconques pour eux ou pour autres.

« Il est reconnu que nous, Anceau et Ida ma femme, et nos successeurs n'aurons aucune chasse au Chetifchatel.

« Et pour sureté de tout quoi, nous seigneur et ma femme, engageons audit abbé et à son église, tous nos biens meubles et immeubles pour sûreté du présent et de l'avenir, nonobstant la prinse et vendue de nos biens.

« Au moyen de quoi toutes ces résolutions auront leur plein et entier effet, malgré tous rescrits et indulgences qu'apostoile, rois ou autres princes puissent donner, à tout, et aide de droit et canon » (Barthélemy, nos 64, 65, 66).

- Texte latin de la même charte (prévôt de Vitry). 31.- Confirmation par Jean de Pargny (prévot de Vitry!.

30.

N'existe pas.

32.

33. — Avril 1231. Magister Radulfus. Gilon fils de Crocard de Warnancurt est cité par Mathieu devant l'archidiacre de Châlons, pour dégâts à la terre de Sainte-Marie. Divisions en deux parties attribuées : celle du côté de Nettancourt à Gillon, du côté de la Tilloie à l'abbaye avec droit de pâturage. Gillon cède à l'abbaye le petit bois de Hattonehanois (Barthélemy, no 43).

34. — Boso dei gratiâ. Confirmation des propriétés, chartes du xie siècle, rapportée dans les pièces justificative n° 2 (Barthélemy, no 22).

33. — Vidimus d'une charte de 1273, par laquelle Anceau de Garlande donne, pour le remède de son âme et ses parents, et pour la compensation des dommages et injustice qu'il a commises envers le couvent, dix arpens de son bois de Charmont, près la Vierre, droit de péage (pedagium), au pont de Wadivière, pour faire son anniversaire à perpétuité dans l'église du couvent.

36. 1138. Gaufridus episcopus. Vidimus de la charte confirmative des donations faites jusqu'à cette époque (Barthélemy, n° 1).

37. – Ego Philippus dei gratiâ Cathalaunensis episcopus. Jugement sur plainte par Renard de Dampierre à son retour de la croisade contre l'abbé de Montiers, pour quelques accaparements faits pendant son absence, entre autres de l'alleu de Sommeille, compris entre les fossés de la Tilloire, les dimes du Châtelier et de Rémicourt de la Tilloire et d'autres forêts qu'il avait l'habitude d'empêcher, de la moitié des revenus de Saint-Martin de la forêt de Renardchanois, de ce qu'ils ne pouvaient rien acquérir au delà du pont du moulin de Wadivière; d'une nouvelle grange qu'il disait avoir été à son ban de justice, des forêts du vieux Montiers, des tuileries construites dans ces mêmes forêts, - de la mauvaise exécution des prés d'Epence, du moulin de Vère et du grand étang de Rotunchamp, qu'il disait avoir été sur son domaine et à son détriment, des forêts coupées au sol, et des troncs trouvés dans ses forêts, dont il exigeait la moitié.

Compromis sur toutes ces plaintes données par Jean de Louppy, maréchal de Champagne : « Il est décidé, après mûre délibération

que

Renard de Dampierre, recevra 600 livres fortes de Champagne, avec dix vaches et cent brebis, et les frères auront la paix. Renard jurera sur le corps de Jésus-Christ en l'église de Saint-Mard, qu'il les laissera en paix. 38.

Devant Jean de Barolh, official de Châlons, Giles Mauchemin, chevalier de Nettancourt, donne à l'abbaye les droits qu'il peut avoir sur les terres près de l'étang, et qui s'appellent le pré Bellot; il porte encore le même nom (Barthelemy, no 56).

(A cette époque les moines construisaient des étangs et des chaussées d'élèvement, des fermes, et défrichaient des bois, établissaient des prés.)

Charte de Baroth, relative aux discordes entre Anselme de Garlande et le couvent (Barthélemy, no 46).

Renonciation par des habitants de Possesse, Jacbert et Rufin, aux droits d'usage sur les bois de l'abbaye du Tremblay (Barthélemy, no 38).

41. – 1259. Vente par Huet de Saint-Juvin, et sa femme, de ce qu'ils ont à la terre de Sainte-Marie (Barthélemy, no 56).

42. 1224. Vente par Hugues de Possesse et Isabelle sa femme, avec le consentement de leurs enfants, d'une rente en grains (Barthélemy, no 37).

43. — 1259. Wignet, fils de Vilaine de Possesse, vend à l'abbaye une rente qui lui était due sur la grange de Guidonval, pour 11 livres de Provins (Barthélemy, no 58).

Voir relation avec Maison Vigny ou Vignet.

44. 1253. Anselme de Garlande accepte en échange le finage de Cloyas, inter pontem et metas positas ibidem quæ claudunt et dividunt finagea nostra.

45. -- 1175. Charte de l'évêque de Châlons, reconnaissant

39.

40.

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les donations faites par Willa, dame de Saint-Mard, son mari et son fils, de ce qu'ils possédaient à Rotumchamp (Barthélemy, no 19).

46. — 1229. Choseix et Choscum, de Possesse, renoncent à leurs droits d'usage sur deux fauchées de prés et huit journels de terre touchant l'abbaye (Barthélemy, no 40).

47. 1253. Vente de la terre de Voire, entre l'abbaye et Saint-Mard, par Jacques, clerc de Saint-Mard (Barthélemy, n° 53).

48. 1164-1167. Guido dei gratia Nicolaus abbas. Reconnaissance des terres et possessions de l'abbaye (Barthélemy, no 22).

49. - 1257. Don de deux prés à Saint-Mard, l'un entre la chaussée et le convent, devant l'official de Châlons, par Cementarius et sa femme, l'autre entre les deux moulins (Barthélemy, no 55).

50. — Dicti vero magister Johannes et Sarya uxor ejus recognoverunt seduas petias (pièces) terræ quarum una sita est in loco que dicitur Saucey et altera ad pontem in Veriam.

51. - 1219. Renard, seigneur de Dampierre, suzerain, approuve l'abandon par Hugues, chevalier, fils d’Eustache de Possesse du consentement d'Élisabeth, sa femme, de deux septiers de froment qui lui étaient dus par le couvent (Barthélemy, no 34).

52. – 1220, Droard de Possesse abandonne son droit sur la forêt du Tremblay (Barthélemy, no 35). Droit de prendre merreins.

53. — 1299. Vidimus de 1305. Thibauld, comte de Champagne annonce que Anceau de Possesse et Sophie, sa femme, ont renoncé à leurs prétentions de garde droit, et justice sur l'abbaye (Barthélemy, n° 68).

54. — Donation par Remy le Rouffous, fils de Gauthier de Charmont et sa femme, de la terre du Malo. – Pré de Guidonval (Barthélmy, 63).

55. – Ego Boso episcopus. Varin, fils de Boso le prêtre,

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