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SAMEDI 2 JUILLET 1853.

L'AMI DE LA RELIGION,

JOURNAL ET REVUE ECCLÉSIASTIQUE,

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CE JOURNAL PARAIT LES MARDI, JEUDI ET SAMEDI.

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Ce Journal forme par an & beaux Volumes in-8° de 800 pages.

ON SOUSCRIT A PARIS.

AU BUREAU DU JOURNAL, RUE DU REGARD, 12.

A ROME,

MERLE, LIBRAIRE,

Via del Corso..

A LONDRES,
BURNS, BOOKSELLER,
17, Portman-Street, Portman-Square.

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L'AMI DE LA RELIGION.

ÉTUDES

SUR LES CONSTITUTIONS DE L'Institut des clercs SÈCULIERS
VIVANT EN COMMUNAUTÉ.

(Suite Voir les numéros 5544, 5545.)

L'Institut des clercs séculiers vivant en communauté ne se contentait pas de travailler avec un zèle infatigable à la sanctification des peuples, et de donner au clergé l'exemple de toutes les vertus ecclésiastiques, dans les fonctions du ministère paroissial; il s'appliquait de plus, partout où il était établi, à préparer et à former à l'Eglise de saints prêtres, par l'œuvre de l'éducation cléricale.

Comme les Pères du saint concile de Trente, comme saint Charles Borromée, saint Vincent de Paul, M. Olier et tous ces grands. hommes de Dieu qui travaillèrent avec tant de zèle et de succès, vers la fin du xvr siècle et durant tout le xvir, au renouvellement de la vie et de l'esprit ecclésiastique, le vénérable fondateur des clercs séculiers était convaincu que la réforme du clergé devait se commencer par la jeunesse : reparationem morum ecclesiasticorum incho andam esse à parvulis. Il avait compris en même temps qu'un Institut destiné à servir de modèle à cette réforme, devrait surtout recruter ses sujets parmi les jeunes gens, beaucoup plus propres que des hommes d'un âge avancé, à recevoir les idées et les impressions de la vie parfaite, et à se plier à l'obéissance, aux règles, et aux habitudes d'une communauté. C'est pourquoi il avait particulièrement recommandé à ses prêtres de rechercher et de s'attacher les enfants qui annonceraient des dispositions pour l'état ecclésiastique, afin de leur donner dans les presbytères, les premiers éléments des lettres, et de l'esprit clérical: et il avait voulu aussi qu'ils fondassent et dirigeassent, dans les diocèses, des séminaires, pour l'étude des humanités, de la philosophie, de la théologie, et pour la préparation prochaine aux saints ordres. Les séminaires des clercs séculiers étaient de deux sortes: il y en avait qui appartenaient en propre à l'Institut; d'autres, dont la direction lui était confiée par les Evêques ; mais tous avaient pour but de préparer des sujets pour la vie commune. Avant d'être admis en théologie, les jeunes gens devaient avoir l'intention d'embrasser ce genre de vie, et s'y obliger même par une promesse jurée, dont les supérieurs, d'ailleurs, pouvaient facilement les dispenser à la fin des études : voici quels étaient les termes de cette promesse :

« Moi N***, du diocèse de N***, élève du séminaire de N***, ayant une parfaite connaissance de l'Institut des clercs séculiers vivant L'Ami de la Religion, Tome CLXI.

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