Fénelon à Cambrai d'après sa correspondance, 1699-1715

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E. Plon, Nourrit, et cie, 1884 - 450 pages
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Page 8 - Ce prélat était un grand homme maigre, bien fait, pâle, avec un grand nez, des yeux dont le feu et l'esprit sortaient comme un torrent, et une physionomie telle que je n'en ai point vue qui y ressemblât, et qui ne se pouvait oublier quand on ne l'aurait vue qu'une fois.
Page 194 - Vous avez l'esprit cultivé et orné, pour pouvoir parler de tout , et pour vous proportionner à chacun. C'est un charme continuel qu'il ne tient qu'à vous 'de donner; il ne vous en coûtera qu'un peu de sujétion et de complaisance. Dieu vous donnera la force de vous y assujettir , si vous la désirez. Vous n'y aurez que la gloire mondaine à craindre.
Page 8 - Les grâces coulaient de ses lèvres, et il semblait traiter les grands sujets, pour ainsi dire, en se jouant; les plus petits s'ennoblissaient sous sa plume, et il eût fait naître des fleurs du sein des épines. Une noble singularité répandue sur toute sa personne, et je ne sais quoi de sublime dans le simple, ajoutaient à son caractère un certain air de prophète.
Page 166 - Vous m'avez appris que mes premiers devoirs étaient de travailler à former l'esprit et le cœur de mes enfants; j'ai trouvé dans Télémaque les préceptes que j'ai donnés à mon fils, et, dans l'Éducation des filles, les conseils que j'ai donnés à la mienne. Je n'ai de mérite que d'avoir su choisir mon maître, mes modèles.
Page 199 - Je m'attends à bien des discours que l'on tient, et que l'on tiendra encore. Je passe condamnation sur ceux que je mérite, et méprise les autres, pardonnant véritablement à ceux qui me veulent ou me font du mal, et priant pour eux tous les jours de ma vie. "Voilà mes sentimens, mon cher archevêque, et, malgré mes chutes et défauts, une détermination absolue d'être à Dieu.
Page 377 - Les dieux d'Homère sont l'opprobre et la dérision de la Divinité. Le livre que nous avons en main, après avoir montré Dieu tel qu'il est, nous enseigne le seul culte digne de lui. Il ne...
Page 63 - En affaires et en santé, le mieux chez lui était le plus grand ennemi du bien. Jamais homme ne posséda son âme en paix comme celui-là; comme dit le psaume , il la portait dans ses mains. Le désordre de ses affaires, la disgrâce de l'orage du quiétisme qui fut au moment de le renverser, la perte de ses...
Page 90 - Ce prince, héritier nécessaire, puis présomptif, de la couronne, naquit terrible, et sa première jeunesse fit trembler. Dur et colère jusqu'aux derniers emportements, et jusque contre les choses inanimées; impétueux avec fureur, incapable de souffrir la moindre résistance, même des heures et des éléments, sans entrer en des fougues à faire craindre que tout ne se rompît dans son corps; opiniâtre à l'excès; passionné pour toute espèce de volupté, et des femmes, et, ce qui est...
Page 91 - De cet abîme sortit un prince affable, doux, humain, modéré, patient, modeste, pénitent, et, autant et quelquefois au delà de ce que son état pouvait comporter, humble et austère pour soi.
Page 402 - Unissons-nous de cœur à celui que nous regrettons. Il nous voit , il nous aime , il est touché de nos besoins , il prie pour nous. Il vous dit encore d'une voix...

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