Oraisons funèbres de Bossuet, Fléchier, et autres orateurs, Volume 3

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L. Janet, 1822
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Page 85 - C'est moi qui me suis fait moimême! Mais aussi la religion et l'humilité paraissent-elles jamais plus majestueuses que lorsque, dans ce .point de gloire et de grandeur, elles retiennent le cœur de l'homme dans la soumission et la dépendance où la créature doit être à l'égard de son Dieu?
Page 321 - Dieu seul est grand, mes frères, et dans ces derniers moments surtout, où il préside à la mort des rois de la terre : plus leur gloire et leur puissance ont éclaté, plus, en s'évanouissant alors, elles rendent hommage à sa grandeur suprême : Dieu paroît tout ce qu'il est; et l'homme n'est plus rien de tout ce qu'il croyoit être.
Page 220 - IL n'ya point d'astre qui ne souffre quelque éclipse ; et le plus brillant de tous , qui est le soleil , est celui qui en souffre de plus grandes et de plus sensibles. Mais deux choses en ceci sont bien remarquables : l'une , que le soleil , quoique éclipsé, ne perd rien du fonds de ses lumières, et que , malgré sa défaillance, il ne laisse pas de conserver la rectitude de son mouvement; l'autre, qu'au moment qu'il s'éclipse , c'est alors que tout...
Page 277 - prince , vous diroit-il , qui n'a jamais combattu « que pour vaincre ; qui n'a vu tant de puis« sances armées contre lui que pour leur donner « une paix plus glorieuse, et qui a toujours été « plus grand ou que le péril ou que la victoire ! « heureux le prince qui , durant le cours d'un...
Page 18 - Lavardin me parla de l'oraison funèbre de Fléchier. Nous nous la « fîmes lire, et je demande mille et mille pardons à M. de Tulle ; •v mais il me parut que celle-ci était au-dessus de la sienne : je la « trouve plus également belle partout; je l'écoute avec étonnement, « ne croyant pas qu'il fût possible de dire les mêmes choses d'une « manière toute nouvelle. En un mot , j'en fus charmée.
Page 259 - Quelle marque ne nous at-il pas donnée de cette bonté ? après nous avoir confié pendant sa vie , ce qu'il avoit au monde de plus cher, il a voulu mourir entre nos mains; et mourant, il nous a laissé une partie de lui-même, qui est son cœur. Ce cœur plus grand que l'univers ; ce cœur que toute la France auroit aujourd'hui droit de nous envier ; ce cœur si solide, si droit, si digne de Dieu, il a voulu que nous le possédassions , et que nous en fussions les dépositaires. Nous le serons,...
Page 223 - Il est donc vrai, chrétiens : ce prince jusqu'alors l'appui de l'État, par la conjoncture fatale des dissensions civiles, en devint tout d'un coup la terreur. Il est vrai qu'entraîné par le torrent , il se trouva malgré lui hors de la route que sa sagesse et sa raison lui faisaient tenir, et qu'il avait résolu de suivre. Mais il est vrai aussi (première circonstance bien essentielle) que jamais son cœur ne se sentit si cruellement déchiré : et nous n'avons qu'à rappeler le souvenir des...
Page 123 - quand ce grand homme ouvroit la bouche pour expliquer les sentiments de son prince et pour dire les siens, il faisoit sentir à tous ceux qui l'écoutoient , cet air d'inspiration , cette force d'en haut, qui a tant de grandeur, et qui tient bien plus de l'oracle que de l'orateur. Son éloquence étoit facile, claire , énergique et grave, et portoit le caractère de son esprit et de sa dignité (a) . » («) Oraison funèbre de messire Pierre Seguier , chancelier de France, par Jules Mascaron ,...
Page 192 - Voilà ce que je me suis proposé, et les bornes dans lesquelles je me renferme. Je ne laisserai pas, et j'aurai même besoin pour cela de vous dire ce que le monde a admiré dans ce prince, mais je le dirai en orateur chrétien , pour vous faire encore davantage admirer en lui les conseils de Dieu.
Page 84 - Les dehors même de la guerre , le son des instruments , l'éclat des armes, l'ordre des troupes, le silence des soldats, l'ardeur de la mêlée , le commencement, le progrès et la consommation de la victoire , les cris...

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