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friction between them. So serious had this become that in March of the same year (1693) advantage was taken of Mr. Lombard's presence in Dover to endeavour to put things on a better footing. This attempt had clearly failed, and the terms of the compromise which had been arrived at, had served only to become the foundation of the special pleading we have just had an example of. The compromise is contained in the following minute:

En Consistoire, le 28 Mars, 1693.

Ce jour assemblés en consistoire les Srs André Lombart, Dauid Campredon, ministre; les Srs Robert Jacob et Jacob de Lescluze, anciens, les Srs Jacques Perche et Isaac Minet, diacres.

APRES L'INVOCATION DU NOM DE DIEU.

La Compagnie s'estant fortifiée de la presence du Sr André Lombard' ministre a Londres, pour mettre fin aux differents qu'il y auoit eu jusques icy entre eux, on est conuenu d'un et d'autre costé d'obseruer les articles suiuants:-premt le Sr Campredon promet de son costé de ne donner la chaire a aucun pasteur que par l'auis de quelques membres du Consistoire, de précher les jours des jeunes p' le moins une fois de deux en deux mois, et meme tous les mois s'il est en état de le faire; de n'anoncer jamais la célébration de la cene, ny du jeune sans l'auis du consistoire, et d'obseruer exactement tous les articles de la discipline, principalem ceux qui portent qu'on est obligé de se ranger a la pluralité de voix, qu'on ne pourra pas conuoquer les chefs des familles sans l'auis de la compagnie, et qu'il ne sera permis de prendre des tesmoignages que du consistoire. Le Consistoire a promis d'autre part de n'obliger point Mons' Campredon de signer des actes sur lesquels il aura des scrupules; de ne point juger des affaires importantes qui le regardent qu'en presence de tel ministre qu'il leur plaira de faire venir pour cet effet; de rappeler les douze articles qui ont esté envoyés a Londres, et de s'en déporter entierement. Ils ont tous promis enfin d'une commune uoix d'oublier tout ce qui s'est passé, et d'obseruer les articles contenus dans cet acte, promettant de s'unir tous ensemble p' infliger telles peines ecclésiastiques qui sont portées par la discipline a ceux qui y contreuiendront. Sur quoy ils se sont donné la main de

1For an account of André Lombard, see Baron de Shickler, Les Eglises du Réfuge en Angleterre ; Paris, 1892, vol. ii. p. 229, note.

réconciliation et ont protesté de uouloir uiure en bonne union

et en concorde.

JACOB DE LESCLUZE, ant.
JACQUE PERCHE, diacre.
ISAAC MINET, diacre.

A. LOMBARD, ministre.
CAMPREDON, ministre.
ROB JACOB, antien.

But this question of the accounts was not the only one which had brought Campredon and his congregation into conflict at this time, and we must now go back to March 1692 and take up a fresh story, in which de la Croix again plays a leading part. On that day we are told:

Le Vendredy, 25 Mars, 1692.

Mr Jacob de Hane s'estant plaint a la compagnie d'une offence par un coup de cane qu'il prétend auoir receue du S de la Croix depuis quatre ans.

La Compagnie a trouué a propos de n'entrer pas dans la connoissance des affaires qui s'estoient passés pendant que Mr Delbeq a esté ministre dans cette église; cependant elle a nommé les Srs Robert Jacob et Isaac Minet pr trauailler a la reconciliation dud. de Hane auec led. la Croix.

CAMPREDON, ministre.

[Both the following minutes have been erased.]

En Consistoire, le Dimanche, 6 Nouem, 1692.

La Compagnie voulant continuer a trauailler a la réconciliation des Sieurs de la Croix et de Hanne, estant solicité a cet effort par le consistoire de l'église Walonne de Cantorbury a qui le frere de Hanne a esté porter ses plaintes. Les susdits freres aiant esté appellés en consistoire, le frere de Hanne a déclaré qu'il recusoit le sieur Campredon, ministre de cette église, pour ne point estre jugé de luy de son different; produisant pour cause de récusation quelques lettres du Sieur Salomon de le Becque, ancien ministre de ceste église, dans lesquelles lettres le Sieur Campredon est traitté de malhonnest homme, de fourbe et de fripon. La Compagnie ayant délibéré ladessus a résolu que le Sieur Campredon n'est recusable jusqu'a ce que les susdits injures aient esté prouués. Cependant la compagnie auisoit au Sieur Campredon de se justifier incessament des susdits accusations; et a l'égard du different entre les Sieurs Isaac de la Croix et Jacob de Hanne, la compagnie n'ayant pu réussir ce jourdhuy a leur réconciliation, a remis a terminer ceste affaire a Jeudy prochain, jour d'action de grace.

En Consistoire, le Jeudy, 10 Nouem., 1692.

Le Sieur Campredon, ministre de cette église, s'estant plaint a la compagnie parceque le Sieur Jacob de Hanne auoit produit en consistoire dimanche dernier des lettres du Sieur Salomon de le Becque contenant divers injures contre ledt Sieur Campredon, la compagnie a jugé a propos que le Sieur Jacob de Hanne fourniroit au Sieur..

The next two pages are gone, torn out by resolution of 28 March 1693 :—

La Compagnie a trouue a propos d'oster les deux folliots cy deuant.

[blocks in formation]

But in the April following we have the termination of the original dispute au sujet du coup de canne:

En Consistoire, le 12 Auril, 1693.

La Compagnie aiant appellé les Sieurs Isaac de la Croix et Jacob de Hanne pour terminer leurs differents au sujet du coup de canne que recut le Sr de Hanne du Sr Isaac de la Croix il y a quatre ans ou plus, le Sieur de la Croix a satisfait la compagnie, tesmoignant auoir du deplaisir de ce qu'y s'estoit passé, et qu'il estoit en sentiments de charité envers ledit Sieur de Hanne, désirant de uiure desormais en paix et bonne union auec luy. Apres quoy la compagnie a exhorté le Sieur de Hanne de vouloir estre dans le meme sentiment d'esprit d'union et de charité envers le Sieur de la Croix.

JACQUE PERCHE. CAMPREDON, ministre.
ISAAC MINET.

JACOB DE LESCLUZE, ancien.

Slight as our knowledge of the facts detailed in the minutes may be, yet, were it only from the persistent way in which de la Croix is mixed up in every one of the questions which arose to vex the peace of the church at Dover, we might safely assume that he was a man of difficult character, and one likely, wherever he might find himself, to be the cause of trouble and dissension. That this judgment would not be a mistaken one we have confirmation in the memoirs of James Fontaine, who was minister at Cork in 1697.1

A

1Memoirs of a Huguenot family; Anne Maury, New York 1853, p. 171. less complete edition of this work has been published in England, and another one in France.

The de la Croix family had for some reason removed from Dover to Cork, where Isaac became as much a trouble to the church as he had been in Dover, and, as we learn from Mr. Fontaine, previously in Calais. The details of the scandal he was the cause of in Cork need not interest us, but in confirmation of my judgment of de la Croix let me quote a few words from Mr. Fontaine's account of them; "Unfortunately" he says, "there were some in the flock whose conduct was not regulated by the principles of our holy religion. A man named Isaac de la Croix, originally a merchant at Calais, had caused dissension in the church there before its condemnation, and had then settled in Dover, where he also made dissension in the church. It must have been to punish us for our sins that he came from there to join our church, and he had not been with us more than eighteen months, when he was the occasion of discord among us also."

One would have hoped that with the departure of one of the firebrands, peace might have returned to the church; but unfortunately there were still left two others concerning whom more troubles arose.

Jacob de Hanne had been, as we have just seen, concerned in one of the de la Croix difficulties, and had on that occasion, objected to Campredon's acting as judge in the matter, producing in support of his objection certain letters from the former minister, S. Delebecque, in which accusations were made against Campredon. Not only had he done this, but he had at the same time brought accusations against the management of the church generally, as we learn from a minute of April 12, 1693:—

La Compagnie ayant leu un memoire quy luy a esté presenté par le Sieur Jacob de Hanne, par lequel ledit Sieur de Hanne s'ingere de reprendre la conduitte des conducteurs de ceste église, a desaproué ledit memoire comme tendant uniquement a rompre la paix, et encore elle a declaré au Sieur de Hanne qu'elle trouuoit mal a propos que luy, n'estant que simple particulier, il se meslast des affaires que se passent dans cette Compagnie, qu'elle estoit edifiée de la conduitte de tous les membres que la compose, qu'elle l'exort a se reuestir des sentimens de charité enuers tous ses prochains, et sur tout enuers ceux que Dieu a establis pour veiller a la conduitte de ceste église, afin de se mettre en estat de viure en union auec nous, et de faire touttes les functions d'un vray membre de cest église.

JACQUE PERCHE.
ISAAC MINET.

CAMPREDON, mi.

JACOB DE LESCLUZE, ancien.

His criticisms on the conduct of the church not meeting with much response from those he was criticising, de Hanne determined to remove to Canterbury, but, as his relations with Dover would lead us to expect, he arrived there without the 'tesmoignage' which was necessary to admit him to its communion; this difficulty he seems to have endeavoured to surmount by claiming to be a member of the Canterbury congregation, but the plea was not for one moment entertained, and the story is now taken up by the Canterbury minutes:

En Consistoire, le 28e Septbre, 1693.

Jacob de Hane s'etant presenté a la Compagnie pour demander d'etre admis a la Ste Cene, sur ce qu'on l'avoit fait advertir qu'il ne s'y presentait plus que premierement il n'aportait un Témoignage du Consistoire de Douvre. Ledit de Hane prétendant qu'on le doit considérer comme membre de notre Eglise. La compagnie a consideré d'un costé que ledit de Hane a toujours demeuré à Douvre, où il s'est même entremetté des affaires de L'Église Francoise qui y subsiste aujourd'huy; et de l'autre que ledit de Hane s'étant brouillé dez il y a quelque tems avec quelques personnes de notre nation que demeurent à Douvre and l'affaire ayant passé sous l'éxamen du consistoire de Douvre. C'est pourquoy la compagnie a fait entendre audit Jacob de Hane qu'il doit tirer du consistoire de Douvre, lequel connoit sa conduite, un certificat par lequel il paroisse qu'il est réconcilié avec ses parties, ou qu'il ne tient pas a luy qu'il ne se réconcile, apres quoy l'on ne fera nulle difficulté de l'admettre icy a la Ste Cene.

En Consistoire, le 19 Octobre, 1693.

La Compagnie ayant escrit au consistoire de l'Église francoise de Douvre pour le prier denuoyer un extrait des actes qui regardoyent le Sieur Jacob de Hane et de nous dire si tous les differents qu'il auoit auec quelques particuliers estoyent terminés et si on en scauoit qui lempeschast de participer à la Saint Cene, le Jeudy 19 Octobre le Sieur de Campredon, ministre de Douvre, sest présenté a nostre consistoire auec un lettre de son consistoire, signée de Jacque [le perche'] peche et Isaac Minet, diacres, et auec cette lettre deux actes l'un du 25e Mars 1692, et un autre du 12 Auril,2 1693, et un 3o acte du 12 Auril, [de plus],3 sont deliurés par Jacob

1 This word has been struck out and the following word is written as given. Burn (p. 98), in error, read it as 'Perclu.'

2 All these have been given above.

Doubtful, scarcely decipherable.

VOL. IV.-NO. II.

с

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