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Ensuitte ayant demandé d'estre authorizé p' adresser la uocation d'anciens audt Jacob et de Lescluse, uocation leur a esté adressée, et résolution prise de le publier Dimanche prochain a toute l'église apres le sermon, p' estre confirmé le Dimanche suiuant conform a la pratique des églises walonnes de la Colloque.

Apres quoy led Dauid Campredon a representé que, suiuant la discipline Walonne, il faloit des anciens et des diacres, et pour cet effet qu'il alloit procéder a la nomination et élection des diacres.

L'assemblée a choisi et nommé pour diacres les Srs Jaques Perche et Isaac Minet, lesquels ont temoigné accepter; et vocation leur a esté addressé auec déliberation d'en donner auis publiquement Dimanche prochain apres le sermon, p' estre confirmés publiquemt le Dimanche suivant.

Apres quoy graces ont esté rendus a Dieu et ont signé,

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Apres l'Invocation du nom de Dieu: assemblés en Consistoire le S Dauid Campredon ministre, Robert Jacob, Jacob de Lescluse, anciens; et Jacque Perche et Isaac Minet diacres.

Lesd. Robert Jacob, Jacob de Lescluse, anciens; et led. Jacque Perche et Isaac Minet diacres ayant esté proclamés Dimanche dernier ont esté aujourdhuy receus et confirmés publiquement par led Campredon apres le sermon.

Apres quoy il a esté proposé qu'il falloit nommer une personne de cette compagnie p' seruir de sécrétaire, et la compagnie a nommé Mr. Jacob de Lescluse, et prié de tenir le liure et de coucher par écrit les actes.

Apres quoy a esté proposé que suiuant la déliberaōn prise en corps d'église il faloit écrire a toutes les églises confédéreés du royaume la compagnie a prié Mr. de Lescluse décrire lesd. lettres.

:

Apres quoy graces ont esté rendues.

JACOB DE LESCLUZE ancien. CAMPREDON,

ministre.

JACQUE PERCHE diacre.

ISAAC MINET.

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During the five years and a half of Delebecque's ministry there are no minutes other than those concerned with the official acts of the church, and from this we may conclude that its history was one of uninterrupted peace. Čampredon, when he entered office on January 10th, 1692, cannot be said to have brought peace to the flock, for during the next three years, (and beyond this we have no records), the minutes are full of one trouble arising after another. Nor is this all; so serious did these disturbances become, that they necessitated the intervention of the neighbouring church at Canterbury, which, on more than one occasion, was called in as mediator; one result of this is that the Canterbury minutes enable us to supplement the information derived from those of Dover.1

Whether these troubles arose from the turbulence of certain members whom Campredon was unable to control as well as Delebecque had done, or whether Campredon himself was partly the cause of them, the evidence does not enable us fully to decide; we can but give it as we find it; nor is this such an easy matter, for constantly at meetings of the Consistoire resolutions were come to, which in calmer moments its members repented of, and by a subsequent resolution, erased, and that so effectually that it has been a most difficult task to read under the erasures. I have however succeeded in making out practically the whole, though, I must admit, not without scruples; what right had I to bring once again to the light of day questions which our ancestors had done their best to obliterate the memory of? But curiosity is human, and the length of time that has elapsed, and the motives which prompt us, must be my excuse.

The questions which arose to disturb the peace of the church were of various kinds, and concerned several members of the congregation. They are moreover so connected the one with the other that it is difficult to disentangle them. I have endeavoured, for the sake of clearness, to treat them as far as possible separately, even though this be at the cost of disturbing the chronological order of events.

The first trouble arose within three weeks of Campredon's entering on his ministry, and the facts are given in the minute of January 31st, 1692, which is as follows:

1 The Canterbury minutes are misssing from 1682 to August 1693, so it is only after the latter date that we have any assistance from them.

DU DIMANCHE, 31 JANer, 1692.

APRES L'INVOCATION DU NOM DE DIEU.

Les chefs de familles estants assemblés, le Sr Dauid Campredon, pasteur, ayant produit les tesmoignages de ces bonnes moeurs pendant qu'il a esté en France, lecture en ayant esté faite, la Compagnie les a receus et approués.

Apres quoy a esté proposé a ladt Compagnie par ledt Dauid Campredon qu'il recut hier une lettre datée de Cantorbery, sans nom, que pourroit causer du trouble dans l'église si elle estoit leue, contenant des auis que pourroient servir a ternir la réputation de quelque particulier.

(From this point the minute has been erased, in accordance with the resolution come to on March 20 following; enough of it can, however, be made out beneath the erasure to enable us to gather its main purport:-)

Il a demandé a l'assemblée d'estre authorisé a l'auenir.... lettres sans nom a luy adressées, ou par son .... aux chefs de famille a bruler lesdts lettres, et a les tenir comme de nulle conséquence.

La Compagnie reconnoissant la fidelité dud Campredon pr donner auis de ce que luy estoit adressé, a delibéré qu'a l'auenir elle l'authorisoit de bruler toutes les lettres sans nom qui luy pourroient estre adressées. aucun sujet

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la

et elle a résolu que quand meme il y auroit quelqun pour ancien et diacre dans cette lettre. considérant comme une libelle; il sera procédé Dimanche prochain a la proclamation desdts anciens et diacres.

du S Jacob ayant. . . .

(The obliterating pen running short of ink at this point the next three lines can be plainly read :-)

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Apres quoy ledt Campredon sestant plaint d'un emportmt qu'auoit eu M. Jacob de Lescluse contre luy, luy ayant dit qu'il auoit concerté ladte lettre auec les Srs Fouuet et Francomme, ledt de Lescluse reconnoissant qu'il s'estoit comporté malapropos contre led' Campredon, . publiquement de son emportm*, et qu'il . de bonne foy que led' Campredon n'a aucun part.... la lettre, . . . . . . . led's Fouuet et Francomme, et qu'il demande audt Campredon la main de réconciliation, il la luy a donné, Francomme se sont tous reconcillié de bonne foy.

que.

......

Fouuet et

SIMON CONIET. CAMPREDON, . . ministre.
GREGOIRE KEER. ISAAC DE LA CROIX.

Who the 'particulier' was whose reputation would have suffered by the reading of the letter does not appear, though the 'emportment' of de Lecluze may give us some suggestion. The matter would seem from the wording of the minute to have been satisfactorily ended, but evidently the reconciliation was not complete; for on March 20th following Pierre Trouillart comes over from Canterbury, where he was then minister; whether he chanced to be in Dover, or whether he had been specially sent for, we do not know; in any case his mediation would, we may be sure, be well received by the Dover congregation, seeing that as their minister at Guines for 12 years he would be known to all of them. The minute of this date is interesting, beyond its bearing on the question of the anonymous letters, by the fact that it affords an illustration of the jurisdiction claimed and exercised by the church over secular matters, and further by the fact that the question enquired into on this occasion is one that takes us back to the old Calais days:

En Consistoire le 20 Mars, 1691-2.

La Compagnie du Consistoire s'estant fortifié de la presence du Sieur Pierre Trouillart pour déliberer avec luy touchant quelques démélez qui auroient pu troubler la paix de cette église, on a cru que pour y travailler avec succes & pour en retrancher les obstacles, il etoit nécessaire de rayer un acte du 31o Janvier contenu dans l'une des pages précédentes, afin que la memoire en soit abolie, & laditte Compagnie ayant jugé unanimement que ledit acte devoit etre retranché de son Régistre la chose a été exécuté ce jourd'huy; apres quoy toutes les personnes qui estoient tombées dans quelque mésintelligence a cette occasion, et sur quelques autres sujets de moindre importance, s'étant expliqués sur ces differens, se sont reconcilliées de bon foy, et ont promis de faire, chacun de sa part, toutes les choses nécessaires pour entretenir entr'eux l'amitie de l'esprit par le lien de la paix, et pour travailler dans un désinteressement parfait aux autres affaires qui regardent le bien et l'édification de l'église.

1 It may not be out of place to put on record here what I have been able to find respecting Pierre Trouillart. His father, Pierre, was born at Sedan in 1618, and some information concerning him is given by C. Landrin, (Tablettes Historiques du Calaisis, ii, 221). He died at Guines, in his son's house, in 1680, (Guînes Registers, 203.) The son, with whom we are here concerned, was born in 1646, and became minister at Guînes in 1673. He married there, two years later, Regnier Jansse (Guines Registers, 108). On the closing of the church at Guines he seems to have become minister at Cadzand, in Holland, (see page 106) where, however, he remained but a short time, as in 1686 we find him minister at Canterbury (Burn, p. 45).

La Compagnie souhaittant aussi d'assoupir le different qui est survenu il y a longtems entre le Sieur Jacob de Lescluze et sa femme d'une part, et le Sieur Isaac de la Croix de l'autre, sur la pension de feu Philippe Robelin qui auroit été placé chez ledit Sieur de Lecluze par ledit Sieur de la Croix, ensemble sur le louage d'un cellier dudit Sieur de Lecluze, ou le vin dudit Sieur de la Croix auroit été pris par ledit S Robelin a Calais, et cette Compagnie ne voyant pas assez clair en cette affaire pour la pouvoir décider, et n'étant pas en droit d'en juger d'elle meme, elle a arresté que deux personnes de son corps se transporteront chez les parties, auec le Sieur Trouillart, pour faire une enquette plus particuliere des choses, et avec plus de tranquillité que dans une entrevue des deux parties; qui, veu la disposition présente des esprits, ne se pouvoit passer sans renouveller les aigreurs et les animositez précédentes. Que lesdits Sieurs exhorteront ledit Sieur de la Croix a terminer pardevant quelques personnes d'honneur l'interet civil qui regarde le cellier, afin d'en compenser le louage avec ce qui peut étre du audit Sieur de la Croix par ledit Sieur de Lecluze. Ils les exhorteront pareillement, en ce qui regarde la pension dudit Sr Robelin, a rendre une office de charité et d'équité audit Sieur de Lecluze, en s'employant de bonne foy a solliciter les héritiers dudit Robelin au payment de laditte pension, de quoy ils tireront parole s'il est possible dudit Sieur de la Croix; et, cela estant, ils exhorteront pareillement la femme du Sieur de Lecluze a se retenir dans les termes de la modération chrestienne, et de la charité fraternelle, qu'elle doit au Sieur de la Croix, sans troubler desormais la paix de cette église par des plaintes inutiles. Enfin lesdits parties seront exhortées a examiner chacun leur consciences devant Dieu, et a implorer sa grace pour dépouiller toute esprit d'aigreur et d'animosité, et revestir des entrailles de misericorde l'un envers l'autre, afin qu'ils puissent participer dignem a la Ste Cene du Seigneur; leur déclarant, que ceux d'entre eux qui auront violé les loix de la charité, desormais seront poursuivi par les censures de la discipline.

L'acte précédente ayant été lu au Sieur Jacob de Lecluze, il a édifié la Compagnie, en luy protestant qu'il n'a aucune aigreur contre ledit Sieur de la Croix, et qu'il est dans les sentimens de la charité a son égard. Et cependant a déclaré qu'il persiste dans ses prétentions a l'égard de l'interet civil, parcequ'il croit étre bien fondé.

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