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MM. Léon de La Brière, par MM. E. Chatel et Gaston

Le Hardy;

Lanfranc de Panthou, avocat général, par MM. J.
Travers et G. Dupont ;

l'abbé Hersent, archiviste diocésain de Coutances,
par MM. G. Dupont et E. Chatel;

Peltreau, conseiller général de l'Orne, par MM.

de La Ferrière-Percy et Eug. de Beaurepaire.

M. le Président rend compte de la séance du Conseil d'administration et parle de l'état de la caisse, qui est satisfaisant, ainsi que des publications présentes et futures de la Société ; il annonce la publication de l'Anonyme de Caen, des chartes dites du Fonds Danquin, le temporel de l'évêché de Bayeux, etc.; il annonce aussi la publication d'une partie bibliographique dans le Bulletin, sur la proposition de M. Eug. de Beaurepaire.

M. Marie demande une tablette de marbre, au lieu d'une en pierre, pour l'inscription à mettre dans l'église de Venoix, afin de rappeler le souvenir des trois frères de Brébeuf. La dépense s'élèverait à 350 fr. à peu près; le curé y contribuerait.

La proposition est ajournée après la publication d'une notice que M. Marie se propose de faire pour édifier le public et la Société.

M. le Président donne la parole à M. Eug. Chatel, qui lit une complainte patriotique des Normands au roi Charles VII, complainte inédite qu'il a relevée, d'après l'indication que lui en avait faite M. Léopold Delisle, sur le dernier feuillet du manuscrit dit de Berry, à la Bibliothèque nationale.

Cette complainte est un appel douloureux que les

Normands,

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qui ne voulaient pas plus rester Anglais au XVe siècle que les Alsaciens-Lorrains de nos jours ne veulent rester Prussiens, font au Roi, aux princes et à tous les seigneurs, qu'ils supplient de les délivrer du joug étranger et de ne les pas abandonner à leurs envahisseurs.

M. Eug. Chatel recherche les noms et fixe les dates des divers personnages auxquels il est fait allusion dans le cours de ladite complainte, qu'il croit, d'après des allusions à des faits historiques, composée de 1444 à 1447; puis il remet son manuscrit et ses notes à M. Launay, qui veut bien se charger de commenter ce texte curieux à la séance publique du 21 novembre.

M. le Président donne la parole à M. LavalleyDuperroux, qui entretient la Société de la proposition de faire un Almanach des Sociétés savantes.

M. le Président remet à une autre séance la lecture d'un travail, adressé par M. J. Tirard, sur les voies romaines en Basse-Normandie.

La séance est levée à 9 heures du soir.

Séance publique du 21 novembre 1872.–Présidence de Mgr Bravard, évêque de Coutances et d'Avranches, directeur.

La Compagnie est entrée en séance solennelle sous la présidence de Mgr Bravard, évêque de Coutances et d'Avranches, directeur de la Société pendant l'année académique 1871-1872.

Les membres de la Compagnie ont pris place sur l'estrade de la salle des actes de la Faculté de Droit, que le doyen, M. Demolombe, avait bien voulu mettre à la disposition de la Société.

A la droite du directeur, siégeaient : Son Éminence Mgr le cardinal de Bonnechose, archevêque de Rouen, primat de Normandie; - M. Joseph Ferrand, préfet du Calvados; Mgr Hugonin, évêque de Bayeux et de Lisieux; - M. Allou, recteur de l'Académie ; M. Beaujour, président du tribunal de commerce et président de la Société des Beaux-Arts; M. Eug. Chatel, secrétaire de la Société.

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A gauche de Mgr le Directeur, siégeaient M. le conseiller Gustave Dupont, président de la Société ; - M. Olivier, premier président à la Cour d'appel de Caen; Mgr Grolleau, évêque d'Évreux ;-M. de Vendeuvre, général commandant la subdivision militaire ; - M. Delise, procureur général; - M. Melon, président du Consistoire ; M. Bayeux, président de la Société d'Agriculture.

Mgr le Directeur ouvre à 3 heures 10 minutes la séance par un discours dans lequel il rappelle les gloires du passé, insistant plus particulièrement sur les gloires du XIIIe siècle, et termine en rendant justice au progrès scientifique du temps présent.

Il donne ensuite la parole à M. Eug. Chatel, secrétaire de la Société, qui esquisse le résumé historique des travaux de la Compagnie durant l'année 1872, rend hommage aux confrères regrettés que la Société a perdus; et, revenant sur la nécrologie de l'année dernière, il répare l'erreur bien involontaire que lui avait fait commettre une confusion du service des postes, qui, trompé par l'identité du nom de M. de Sainte-Beuve, ancien juge au tribunal de la Seine et de celui du brillant critique M. de Sainte-Beuve, de l'Académie française, avait retourné à l'envoyeur, avec le mot DÉCÉDÉ, la lettre de convocation pour la séance

de 1871, adressée à M. de Sainte-Beuve, ancien magistrat, qui était bien en droit de réclamer contre son inhumation très-prématurée.

Après avoir salué la bienvenue des nouveaux confrères élus et cité le nom des lauréats de nos six lycées qui avaient obtenu la médaille que la Société accorde chaque année à l'élève de rhétorique qui a obtenu le 1er prix d'histoire, il termine en remerciant les conservateurs du musée et de la bibliothèque et le trésorier de la Société, M. Hettier, qui gère nos finances avec tant de succès.

Mgr le Directeur donne successivement la parole à M. le conseiller Gustave Dupont, président de la Société, qui lit une page de l'histoire du siége de St-Sauveur-le-Vicomte, à propos du Grand Canon fabriqué dans les halles de Caen en 1375;

A M. Launay, professeur au lycée de Caen, qui commente avec bonheur la Complainte des Normands au Roy nostre sire (Charles VII);

Enfin, à M. l'abbé Le Cointe, curé de Cormelles, qui lit quelques fragments de ses savantes recherches sur l'histoire du Drapeau en France.

La séance est levée à 5 heures 1/4.

La nombreuse assistance d'élite qui remplissait la grande salle et les deux tribunes a témoigné, par de fréquents applaudissements, l'intérêt qu'elle prenait aux gloires de notre passé normand. La Presse a, de son côté, regretté « l'inflexibilité de la clôture, trouvant << la durée de la séance trop courte. »>

Ce regret est un compliment, que la Compagnie tiendra à toujours mériter.

Après la séance, nombre de nos confrères ont

exprimé au secrétaire un autre regret, celui de n'avoir pas, cette année encore, de banquet, qui établit des rapports plus directs entre les confrères nonrésidants et les membres résidants. Le secrétaire a répondu que les circonstances n'avaient pas paru se prêter encore aux joies d'un banquet, dont chacun appréciait trop les avantages pour ne pas en demander le rétablissement à l'occasion du cinquantenaire de la Société, qui sera célébré l'année prochaine, 1873.

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Séance administrative du 22 novembre 1872. Présidence de MM. le conseiller Gustave Dupont et Julien Travers.

La séance est ouverte à 9 heures 1/4 du matin.

M. le Président donne la parole au secrétaire pour la lecture du procès-verbal de la séance du 4 novembre 1872, qui, ne donnant lieu à aucune observation, est adopté.

Le secrétaire donne la liste des livres et brochures adressés depuis la dernière réunion de la Compagnie, et signale le discours de M. Lanfranc de Panthou sur le Jury normand, et Les Romains et Vénètes, par M. Nicolazo de Barmon, dont M. Eug. de Beaurepaire veut bien se charger de rendre compte.

Le secrétaire analyse succinctement la correspondance:

Lettres de MM. l'abbé Laurent, de Neuville, Sabine, Levaillant de La Fieffe, du Rév. Wood et de M. Ollard, s'excusant de ne pouvoir assister à la séance publique.

Lettre de M. l'abbé Vengeon, curé de Luc. Le secrétaire cite quelques lignes, parce qu'elles doivent ras

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