Histoire générale de la musique, Volume 3

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1872
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Page 358 - ne voit d'utilité à la musique que comme simple délassement; mais « est-elle véritablement si secondaire, et ne peut-on lui assigner un plus « noble objet que ce vulgaire emploi ? Ne doit-on lui demander que ce « plaisir banal qu'elle excite naturellement chez tous les hommes, « charmant sans distinction tous les âges, tous les caractères? Ou « bien ne doit-on pas rechercher aussi si elle n'exerce aucune influence
Page 397 - ... vos épargnes, ou bien un procès inopiné « les dissipe; nommé stratège, vous êtes abîmé de dettes; chorége, il « ne vous reste que des haillons, pour avoir fourni au chœur des habits
Page 391 - ... souillent les mains paternelles! « Des deux côtés je ne vois qu'infortune : puis-je, déserteur de la flotte, « trahir mes alliés? Ils le désirent de toute leur âme, ce sacrifice qui « doit apaiser les vents, le sang de ma fille ! Ils le font sans crime : c'est « le gage de la victoire ! « Mais Agamemnon subit le joug de la nécessité; son âme change; « ce dessein barbare, criminel, impie, il l'a conçu ; il ne recule plus « devant l'odieux forfait. Ainsi sont entraînés les mortels...
Page 316 - On prétend aussi que l'exécution des vers ïam« biques, dont les uns ne font que se prononcer pendant le jeu des ins« truments, au lieu que les autres se chantent, est due au même Archi« loque ; que les poètes tragiques l'ont depuis mise en usage, et que « Crexus, l'ayant adoptée, l'introduisit dans les dithyrambes. On croit « encore que celui-ci est le premier qui ait fait entendre séparément du « chant le jeu des instruments, car, chez les anciens, ce jeu accompa« gnait la voix, son...
Page 391 - Diane, proposa aux chefs un remède plus fatal que l'affreuse tem« pète; et les Atrides, à ses accents, frappèrent la terre de leurs « sceptres, et ne purent retenir leurs larmes. « Malheur cruel ! s'écrie le roi des rois, si je désobéis! Cruel encore, « si j'égorge ma fille, l'ornement de ma maison ; si les flots du sang de « la vierge immolée à l'autel de Diane souillent les mains paternelles! « Des deux côtés je ne vois qu'infortune : puis-je, déserteur de la flotte, « trahir...
Page 393 - ... moi, rosée aussi douce à mon cœur que l'est pour les guérets la pluie « de Jupiter, dans la saison où l'épi sort de l'enveloppe. Voilà ce qui « s'est passé : vous que je vois en ces lieux, vieillards d'Argos, parta« gez ou condamnez ma joie, peu m'importe; je m'applaudis de mon
Page 16 - Xe doit-on lui demander que ce plaisir banal qu'elle excite naturellement chez tous les hommes, charmant sans distinction tous les âges, tous les caractères ? ou bien ne doit-on pas rechercher aussi si elle n'exerce aucune influence sur les cœurs, sur les âmes? Il suffirait, pour en démontrer la puissance morale, de prouver qu'elle peut modifier nos affections et certainement elle les modifie?
Page 31 - ... d'où ces notes étaient bannies, suivant les traditions originaires de l'Orient. A l'aspect des trois modes fondamentaux dont on vient de voir la formation, on n'aperçoit pas de différence essentielle dans les effets que devaient produire les mélodies auxquelles ils servaient de bases ; cependant plusieurs auteurs parlent des impressions très-diverses que ces modes faisaient sur les Grecs ; Platon dit, à ce sujet, dans un dialogue du traité de la République (1) : « Quelles sont les harmonies...
Page 368 - Parques et à toutes les autres divinités « un sacrifice, où les citoyens en commun consacreraient par des liba« tions chacun des hymnes choisis au dieu ou au génie auquel il est « destiné, etc. (2). » Un peu plus loin, dans le même livre, est un autre passage duquel nous pouvons conclure que la règle liturgique n'était pas toujours respectée et qu'il régnait dans les cérémonies les plus solennelles une liberté, ou plutôt un désordre, incompatible avec la décence qui aurait dû...
Page 2 - L'assurance, dit un savant écrivain, avec laquelle « les Grecs avaient donné, comme des personnages réels, une foule de « dieux et de héros où se réfléchissait, comme dans un miroir à mille « facettes, l'impression faite par la nature sur leur esprit, donna le « change à l'érudition. On ne put supposer, tant qu'on ne posséda pas « les originaux de cette longue contrefaçon historique, que tant de rois, « de guerriers, d'héroïnes, de divinités, se réduisissent à des apparences...

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