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il cherche à remettre en honneur ces modestes clochers de village, ces gables à jour, où l'architecte peut offrir à Dieu tout son talent sans être à chaque pas arrêté par la pauvreté de la fabrique qui l'emploie.

« C'est avec bonheur, dit M. Bouet, que nous avons vu M. *** appeler dans l'archéological journal l'attention des architectes, sur une élégante espèce de flèches dont notre pays offre quelques exemples. Voici cet article.

<< Aucun clocher, dit l'auteur anglais, n'est mieux approprié à une petite église de village que celui qui, porté sur un simple mur, nécessite une moins grande dépense de matériaux, et n'interrompt pas la simplicité de plan désirable dans un édifice de cette nature. Aussi trouvons-nous plusieurs exemples de simples gables évidés pour recevoir des cloches, placés sur l'arche qui sépare le chœur de la nef comme à Skelton, près York, et à Dinsey, près Oxford, mais plus souvent sur le mur de l'ouest comme à Northborough, dans le Lincolnshire et dans plusieurs autres endroits. Cette sorte de beffroi a été souvent employée dans des églises modernes, mais pas toujours avec un égal succès. Comme ce n'est réellement pas chose facile de bien composer une façade de l'ouest surmontée d'un gableclocher, la largeur que l'on demande dans les nouvelles églises augmentant beaucoup la difficulté ; on obtient un contour général plus agréable en plaçant le clocher sur l'arche du chœur, comme M. Pugin l'a fait dans plusieurs de ses constructions, mais même dans ce cas le clocher vu du nord ou du midi ne présente au spectateur qu'une prolongation du mur qui lui semble une excroissance inutile du monument.

<«< Aussi n'est-ce pas sans un sentiment de plaisir que mon attention a été attirée sur quelques tourelles, qui, placées comme ces clochers sur un seul gable, présentent sur une plus petite échelle l'apparence de ces flèches dont la base repose immédiatement sur le sol.

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Le premier est celui d'Harescomb dans le Gloucestershire, église citée par Rick-lyse moon' ob das man, comme ayant moes nieobalpotom un clocher de forme lulu' remarquable. Ce smoloo ob esto se clocher est en quel-, ziojo smo ustej 09. que sorte la clef des sib #9159 autres. Sur l'arche, alsbaliupu du chœur un bloc deb zobno maçonnerie ses pro- oleqioning 299

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jette à l'est et à l'ouest borwa Jes formant de chaqueiab tosirst côté un encorbelle

ment, supportant les faces correspondantes d'une flèche octogone dont les deux autres côtés cardi

naux portent sur le

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mur même, laissant

deux espaces vides

pour les cloches:

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les faces diagonales de la pyramide se soutiennent par leur seule liaison avec les autres, la petite dimension de cette flèche ayant permis d'obvier à cette difficulté de construction. Des pinacles placés sur les faces principales viennent orner ce petit clocher et lui donner plus de force.

Dans l'église d'Acton Turvill, dans le Gloucestershire, le bloc de maçonnerie transversal porte des piliers semblables à ceux du nord et du midi, et assez élargi par l'addition de colonnettes pour pouvoir supporter tous les angles d'une flèche équilatérale, chaque face cardinale étant supportée par le pilier correspondant, et les diagonales restant supportées comme l'entablement d'une colonnade. Des pinacles

ronds ornent les faces principales. Cette tourelle, située sur l'arche du chœur, est de l'ancien style anglais.sq olin nails

A Leigh Delamere le dessin est embelli d'une élégante arche ogivale reliant l'un à l'autre les côtés principaux du beffroi, lesquels sont ornés de colonnes. La partie inférieure du clocher présente en plan une croix, et la partie supérieure un octogone dont les côtés cardinaux sont plus petits que les autres. La flèche étant équilatérale, évidemment ses angles ne peuvent correspondre à ceux de la base, et laissent ainsi sur chacune des faces principales un espace qui, n'étant pas couvert par la flèche, est surmonté d'un petit pinacle dont la partie supérieure est maintenant détruite. Ce clocher est aussi d'ancien style anglais.

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Comme les trois précé-in

dents, ce beffroi estel
posé sur le centre de
l'église.eliab
do Le beffroi de Corston
placé sur le gable de

l'ouest est peut-être

d'une construction plus

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CLOCHER DE L'ÉGLISE DE CORSTON.

élégante que les autres. Là, le bloc transversal s'élève d'un

encorbellement immédiatement au-dessus de la fenêtre de l'ouest et comme à Harescomb divise en deux parties égales, par une sorte de mur, l'espace compris entre le pilier du nord et celui du midi.

Les 21, 22 et 23 juin, diverses courses archéologiques ont eu lieu dans les environs. Le 21, MM. de Caumont et Gaugain ont visité Canon, St.-Pierre, Le Breuil, Mézidon et quelques

autres communes.

L'eglise du Breuil, décrite précédemment dans le Bulletin, est dans un état qui s'aggrave de plus en plus; le toit est troué partout et l'eau qui pénètre de tous côtés endommage les voûtes. Le comité des arts et monuments près le Ministre de l'Intérieur avait demandé le plan de l'église du Breuil et avait fait espérer un secours, mais rien n'a été voté, et depuis deux ans le mal a fait des progrès rapides.

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Le château de Canon qui appartient à M. Elie de Beaumont, membre de l'Institut, a été réparé par le propriétaire et des travaux d'entretien y ont été entrepris sur une assez large échelle. Le jeudi 22 juin, MM. Gaugain et Victor Petit ont successivement visité l'église de Condé, la pierre druidique qui est près de là, les estro églises d'Ernes et de Sassy: la tour d'Ernes qui avait été dessinée pour la Statistique monumentale, n'a pas subi d'avaries et est ainsi que l'église dans le même état que par le passé.

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ÉGLISE DE CONDÉ.

Il en est même de l'intéressante église de Sacy; les travaux faits depuis peu sont des travaux de consolidation, les murs ayant été rempatés et cimentés.

Le grâcieux chevet de cette église dans lequel étaient ouvertes trois charmantes lancettes inégales en hauteur, l'archivolte ornée de zigzags légers et la jolie porte latérale figurée dans la Statistique monumentale de M. de Caumont, sont toujours dans le meilleur état; les seules altérations qu'on y voit proviennent de l'usure de la pierre par les agents atmosphériques.

M. Gaugain a visité Rouvres et Sousmont. M. Victor Petit s'est dirigé vers Perières et Coulibœuf. Perières n'a pas changé depuis qu'il a été décrit et figuré dans la Statistique monumentale. Jort est aussi dans le même état.

L'église de Norrey où les Grandmesnils avaient établi un couvent avant de rétablir St.-Evroult, a été dessinée par M. Victor Petit qui est revenu ensuite à St.-Pierre-sur-Dive, où pendant deux jours il a dessiné plusieurs parties de la grande église abbatiale et visité la collection de M. le docteur Le Grand.

Le 22, MM. Richelet et de Caumont sont allés dans une autre direction et ont vu successivement Vieux-Fumé, Airan, Moult et Argences. La nouvelle tour gothique construite à Moult a été l'objet de quelques observations critiques. A Argences, MM. de Caumont et Richelet se sont réunis à MM. Morières, de Maussion et de Mecflet, membres de la Société française et ont assisté avec eux à une séance générale de l'association normande dans cette localité. L'église d'Argences est moderne et n'a donné lieu à aucune observation sérieuse. Les halles ont été visitées, elles sont en bois et n'offrent pas un grand intérêt.

L'église Saint-Jean, qui est maintenant une propriété privée, n'a pas changé depuis que M. de Caumont l'a décrite.

Après ces excursions MM. de Caumont et Victor Petit en ont entrepris une autre plus longue dans laquelle ils ont revu Morière, Carel, Versainville: le château de Versainville a été dessiné par M. Victor Petit.

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