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native des graines, symbole d'immortalité et de résurrection, dans les tombeaux, et cite un fait à peu près analogue. Des ognons de tulipe, oubliés pendant vingt ans, ont produit des tiges; et des œufs de vers-à-soie ont éclos après sept ou huit années de réclusion.

Sur l'invitation de M. de Caumont, M. de Glanville passe en revue quelques-unes des richesses architectoniques les moins connues de la partie de l'arrondissement de Pontl'Evêque qu'il habite. Il signale d'abord un fragment de fresque qu'il a trouvé en débouchant une arcade placée du côté de l'évangile, dans l'église de Vauville, et, formant dans l'épaisseur de la muraille une espèce de chapelle il attribue cette peinture au XVe siècle.

Le château de Vauville, quoique privé aujourd'hui des meneaux en pierre et des frontons pyramidaux qui décoraient ses fenêtres, n'est pas sans intérêt.

M. de Glanville, après quelques réflexions sur l'intérêt qui s'attache aux tombeaux, cite encore la statue en pierre, fort curieuse pour rle costume qu'elle porte, qui se trouve dans l'église de S'.-Pierre-Azif. Cette statue sera publiée, avec la description de l'église, dans la Statistique monumentale du Calvados de M. de Caumont (tome IV. ). Elle paraît du XIII. siècle; des recherches seront faites pour déterminer quelle figure elle représente.

M. de Glanville cite ensuite la jolie tour romane de Drubec, décrite il y a long-temps par M. de Caumont, et le chevet de l'église de Branville, type remarquable du XIII. siècle.

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STATUE TUMULAIRE DANS L'FGLISE DE ST. PIERRE AZIT (Calvados)

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Dans le même canton, on peut citer le château de Glatigny

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dont la façade en bois enrichie de sculptures du XV. siècle, l'armature en fer, arrondie en deux lobes saillants et qui protège chacun des vanteaux des fenêtres, puis les deux pavillons de construction plus récente, en briques et pierres ornées de bossages, composent un ensemble si pittoresque.

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<< Enfin, dit M. de Glanville, je ne terminerai pas cette

rapide revue, sans dire un mot du château de la commune << de Villers si connue des géologues pour ses nombreuses coquilles fossiles. De cette habitation délicieuse, placée sur «<le sommet d'une coline, dont la végétation luxuriante « descend jusqu'au sable du rivage, l'œil peut embrasser à <«< la fois la vaste étendue de la mer et les riants coteaux qui «l'encadrent.

« Je n'ai donné ces détails arides qu'avec la pensée de faire « passer sous vos yeux les dessins dus à l'habile crayon de M. «Bouet, peintre à Caen, et qui doivent orner la statistique «< monumentale, que M. de Caumont publie en ce moment. «Notre infatigable directeur n'épargne ni son temps, ni sa « fortune, pour doter son pays de ses savantes productions. << Permettez-moi, messieurs, de lui en exprimer ici votre re<< connaissance et la mienne. >>

M. Bouet, au sujet de la fresque citée par M. de Glanville, rapporte un passage qu'il a tiré de l'ecclésiastical architecture, publié en Angleterre par M. Pugin, et que nous croyons devoir transcrire ici.

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<< Dans le chœur se trouve assez souvent, du côté de l'évangile, et presque en face du siége de l'officiant ; un en<«< foncement orné de sculptures, surmontant un tombeau << d'autel. Ce lieu servait de sépulcre, pour conserver le saint«< sacrement, pendant les derniers jours de la semaine sainte. « C'est à cela que font de fréquentes allusions les testaments « de personnes pieuses, par lesquels elles demandent que <«<leur tombeau soit élevé de manière à pouvoir servir à cet

« usage; afin de les rappeler au souvenir des fidèles qui, <«< dans ce saint temps, viennent prier près du corps de NotreSeigneur et d'obtenir pour leurs ames le secours de leurs prières.

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M. de Maussion cite une peinture à fresque, représentant une procession du temps de la ligue qu'il a vue sur le manteau d'une cheminée de ferme, en la commune de S'.-Denys-deMéré. On y remarque des guerriers, portant la pique au poing.

Le Secrétaire,

Léonce DE GLANVILLE.

Nta. La commission, chargée de fixer l'emploi des fonds dont peut disposer la Société française pour l'arrondissement de Falaise, a décidé que :

Deux cents francs seraient destinés à réparer l'église de Rouvres.

Le reste de la somme sera remis aux membres de la Société française, qui résident dans l'arrondissement de Falaise, chargés d'en disposer après en avoir délibéré et reféré au conseil pour celles des églises qu'ils jugeront offrir le plus d'intérêt.

Vingt-cinq francs sont aussi accordés à M. Auber, de Caen, pour aider à déboucher une rose dans l'église de Clinchamps.

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