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donné l'ordre de l'advertir incontinent de ce désastre. Je m'asseure que chacun a peu congnoistre le désir que j'ay heu toujours au repos de cest estat, pour à quoy parvenir je n'ay voulu pardonner à aulcune peine, mesmes au danger de ma propre personne. Comme l'on congnoistra encores mieulx par l'ordre, que j'espère donner, à toutes choses durant son absence avec telle modération et par le bon conseil de ceux qui y tiennent les premiers lieux, comme vous, que je me veulx promettre que Dieu fera la grace à ce royaulme d'y éstablir bon repos. Vous pryant pour la bonne dévotion et affection que vous avez toujours fait au bien et conservation d'icelluy, vouloir tenir la main, la part où vous estes, d'obvier à toutes entreprises qui se pourroyent faire pour troubler la tranquilité publicque ; admonestant ceulx de la noblesse et des aultres éstatz de continuer et persévérer au debvoir qu'ilz ont constamment rendu à leurs roys et souveraines, dont ilz sont si recommendables par toutes nations. Vous sçavies que l'intention du feu roy, mond: sieur et filz, a toujours esté de conserver tous ceux qui disposeroient à venir dorénavant soubz le bénéfice de ses lois et edictz, comme je sçay que telle est la volonté de son successeur; et je désire que vous facies observer affin de convier ung chacun à rechercher et procurer ce que regarde la réunion en son entier de ce royaulme, comme aussy, vous vous aideres de la force et auctorité que vous aves en main contre touts ceulx qui s'oublieront de tant que de décliner l'obéissance dont ilz sont tenus. De manière qu'ilz soient chastiés et pugnys et les bons observés comme ilz méritent; priant Dieu, mon cousin, etc.

éscript au chasteau de Vincennes le dernier jour de may 1574. vostre bonne cousine, CATHERINE.

Mon cousin, je vous prye de faire observer soigneusement ceulx qui sortirons de ce royaulme par les quartiers de vostre gouvernement, sans souffrir qu'il en sorte ung seul, de ceulx qui yront en poste, qu'ilz n'ayent mon passeport. Vous ferez aussy prendre garde à ceulx qui entrerons en ced: royaulme.1

No. VII

HENRY III TO CHARNY

Informs him of the escape of the King of Navarre, and orders him to take measures to avoid any surprise in his government. Paris, 5 feb. 1576.2

1 Arch. mun, B, 456. Contemporary copy.

2 Arch. mun., B, 208, p. 67.

No. VIII

CHARNY TO THE MAYOR AND ECHEVINS

The same subject.

Pagny, 5 oct. 1576.1

No. IX

CHARNY TO THE SAME

Thanking them for their kind sympathy on the death of his second wife.

Pagny, 6 july. 1577.2

No. X

CHARNY TO THE SAME

Requesting the mayor, on the complaint of the capitaines des paroisses,' to organise his watch and guard with the least possible discomfort to the inhabitants.

Couches, 6 august. 1577.3

No. XI

CHARNY TO THE SAME

MESSIEURS, J'ay présentement receu commandement du roy de faire soignieusement prendre garde aux passages, et toutz aultres endroitz de ce gouvernement, où sa maj: a esté advis que certaine petitte troupe de chevaux passe pour aller en Allemaigne contre son service; au moyen de quoy je vous prie bien fort de pourvoir aux passages de voz quartiers, de sorte que aulquans gens de chevaux ne passent, ny pareillement à vostre ville sans avoir bon passeport du roy, de mons de Mayenne, ou de moy; et sans que vous ayes bonne cognoissance et asseurance de ceux qui y vont . . . vous recommandant toujours aussi la conservation du guet et garde de vostre ville, je prie etc.

Pagny, 13 sept. 1577.+

No. XII

CHARNY TO THE SAME

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Reports notice from the King of the return of Monseigneur son frère.'

Pagny, 21 feb. 1578.5

1 Arch. mun., B, 208, p. 102.

2 Françoise de Rye. Arch. mun., B, 456, p. 16.

Arch. mun., B, 456, p. 25.

3 Idem.

Arch. mun., B, 456, p. 31.

1

No. XIII

CHARNY TO THE SAME

MESSIEURS, J'ay esté tres aise d'avoir entendu par les dires de monsieur Coussin, présent porteur, le bon estat de vostre ville, lequel je vous prie d'entretenir toujours de bien en mieux; et encores que vous aves le service du roy et nostre considération en singulière affection, je ne me puis pas tarder de vous prier de faire bon guet et veiller soignieusement à vostre seureté, pour éviter les pratiques et menées qui essayent pour surprendre des villes en ce gouvernement; priant etc.1

Pagny, 5 aoust. 1580.

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No. XIIIA

CHARNY TO THE SAME

MESSIEURS, J'ay bien sceu qu'ung nommé, le capitaine La Fleur, est à présent aux environs de Dijon y pillant avec sa trouppe et mangeant le bonhomme, et que mesmement il va souvent en lad: ville. Je vous prie d'y faire prendre; et s'il se peult apprehender le faire metre en ung fond de fossé pour estre examplairement chastié comme il mérite. Et davantage vous ferez très bien de metre aux champs quelques hommes choisiz d'icelle ville pour aller, soubz la conduitte d'ung de vos eschevins, tailler en pièces cette canaille là, s'il ne se peuvent saisir et amener à vos prisons: tel exploit servira d'exemple aux autres rodeurs de pays et voleurs rien moins que soldatz. Autant je prie etc. Paigny, 8 septembre. 1580.

Si j'avois des hommes présentement auprès de moy, outre mon ordinère, je ne vous donnerois la charge de ceste exécution pour le soulagement du peuple, suivant et très agréable à l'intention du roy. J'ordonne par ce mot au prévôt des maréschaulx d'y aller et ses archers avec luy, tant pour la forme de la justice que pour crestre d'autant le nombre de vos hommes.

Les coureurs peuvent de ceste heure estre à Gevrey.2

No. XIV

CHARNY TO THE SAME

He expresses doubt as to whether the disorder in the town, which was complained about by the mayor, was caused by his coach1 Arch. mun., B, 456, p. 63.

2 Arch. mun. B, 456. south-east of Dijon.

Gevrey-Chambertin is a small town a few miles

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man: Qui estoit allé quérir ma fille de Tavannes despuis deux jours; mais, qui que ce soit, je feray cognoistre que je désire que vos portes soyent sarrées, et que je suis encore plus rude et sèvere juge des miens que de toutz aultres, et treuve plus mauvais ung acte sinistre d'ung mien domestique que d'ung éstranger; priant etc.'1 Pagny, 1 octobre. 1580.

Je suis encore prins de mes gouttes en la main droite, de sorte qu'il m'est impossible de tenir la plume, ayant esté contraint de commander à Pegorrier de signer la présente à mon déffault. Par commandement de monseigneur le grand éscuyer.

PEGORRIER.

No. XV

CHARNY TO THE SAME

As soon as he has seen to the defences of Chalons and Seurre he will go to Dijon.

Pagny, 10 oct. 1580.2

Postscript.

Je vous prie de faire faire fort bon guet et garde qui sera un moien de faire, peultêtre, déporter ces remueurs de leurs desseignes; il n'est pas qu'en voye dans cinq ou six jours une fin.

No. XVI

CHARNY TO THE SAME

He orders the magistrates to watch and prevent all secret levies of men. He would go to Dijon but for the fact that he knows that town to be strong; whereas the smaller places are weak and at the mercy of a sudden coup de main.'

Pagny, 19 oct. 1580.3

No. XVII

CHARNY TO THE SAME

Thanking them for the notice of armed levies at Saulieu. All the same, he does not regard them as serious.

Pagny, 24 oct. 1580.4

1 Arch. mun., B, 456, p. 73.

2 Arch. mun., B, 456, p. 76.

3 Arch. mun., B, 456, p. 78.

4 Arch. mun., B, 223, p. 114. Saulieu is between Avallon and Autun.

No. XVIII

CHARNY TO THE SAME

The gout makes it impossible for him to go at once to Dijon by reason 'des douleurs extrêmes que j'ay souffert, et souffre encore toutz les jours, qui ne me font pas plus griefves que les extortions et violances dont l'on use en l'endroit du pauvre peuple. Je m'aprocheray de vous et me rendray en vostre ville pour essayer tous moyens de donner ordre à ceste furie. . . . Au reste je suis aise que messieurs d'Authun et de Montperreaux, avec le reste des messieurs des estatz, font la première résolution d'envoyer vers le roy pour l'advertir de toutes ces occurrences. Je l'en ay souvent adverty; mais ce sera bien faict que le pays y envoye, et me semble qu'on n'a que trop tardé.'

Pagny, 3 nov. 1580.1

par commandement de monseigneur le grand éscuyer ne pouvant signer.

PEGORRIER.

No. XIX

CHARNY TO THE SAME

MONSIEUR, -Vous me faites grand plaisir de m'advertir des choses qui se passent en vos quartiers. J'avais desça l'advis qui me donnez, de l'amas de gens que faict le Sr de Précigny : et bien entendu que c'est pour le secours de Genève,2 toutesfois on ne se peult trop bien asseurer parmi ces remeuments; et vous prie de faire bon guet afin que, par ce moyen, vous évitiez ces inconveniences où les nonchaillans sont subjects de tomber. Vous y avez du passé tenu un fort bon ordre suivant les commandements que avez eu. J'ai bien ceste asseurance que vous le continuerez, sans y rien innover, si ce n'estoit du bien en mieux. Quant à ces trouppes qui s'avacent sur le Nivernois et en Ostunois 3 elles sont advouées de monseigneur. J'y fais marcher ma compagnie, que j'avois mise du long de la Saône durant le passage des Espagnols et Italiens par le comté, elle y sera incontinent pour y executer ce que j'ay de

1 Arch. mun., B. 456, p. 82.

The construction of the fortress of Annunziata and other works by the duke of Savoy kept Geneva constantly in alarm.

3 Country round Autun. Monseigneur is Anjou (Alençon) Elizabeth's friend. He was now recognised as duke of Brabant by the revolted Flemings. • Saône indicated as the frontier line. These troops, whom Charny watched, were reinforcements for Parma.

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